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L’AMC sur le gril

Août 2003, par JGG, PK


La période des AMC passée, nous jetons un regard en arrière après quelques tumultueuses discussions. Voici donc un tableau spontané et non exhaustif de ce que nous pensons des stages AMC. Commençons par mentionner les principales forces des stages les plus souvent plébiscités : Une intégration des étudiants en clinique, un encadrement théorique et pratique par la qualité et la durée des séminaires ont été particulièrement appréciés. C’est d’autant plus vrai quand ces activités théoriques sont regroupées et n’interfèrent pas avec la présence dans les unités.
De manière générale, l’apprentissage en groupe a été bien vécu, puisqu’il permet de rencontrer différentes personnalités, tant du côté des étudiants que des tuteurs. Finalement, l’excellente préparation de ces derniers ainsi que leur bonne connaissance des objectifs d’enseignement sont régulièrement mentionnés comme des éléments essentiels au bon déroulement du stage.
Terminons par les points les plus souvent critiqués : La sensation d’être "de trop" en clinique est souvent mal vécue, surtout lorsque la présence dans les unités est interrompue par de multiples cours et séminaires donnés par des tuteurs parfois peu motivés. A croire que certains parmi ceux-ci ne considèrent pas l’enseignement comme faisant partie de leur mandat ? Le manque d’enthousiasme des tuteurs influence en général la qualité et la diversité des références proposées. L’enseignement à Genève a récemment reçu d’excellentes critiques, mais a-t-il tenu toutes ses promesses ? Est-il véritablement à même de former des médecins capables de renouveler et remettre en question leurs connaissances ? Il nous semble que l’introduction d’Ateliers de Lecture Critique (ALC) de la littérature mériterait une place de choix dans l’AMC à l’époque de l’ « evidence based medicine ».


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