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Entretien avec les co-responsables des compétences cliniques

Dr H. Bounameaux, PAD, Directeur a.i., dpt de médecine interne, HUG
Dr Ph. Huber, PD, médecin-adjoint, dpt de gériatrie, HUG

Avril 2002


-  InFormation/med : Comment définissez-vous votre rôle par rapport à la réforme de l’enseignement dans notre Faculté ?
- En tant que cliniciens, notre premier rôle est de promouvoir l’enseignement clinique. La réforme nous a permis de développer un tel enseignement.
-  Le rôle du médecin (et de ce fait sa formation) a-t-il changé ou va-t-il changer ?
- Le rôle du médecin change très rapidement en fonction des demandes des patients, des progrès médicaux et des contraintes financières et médico-légales. Travailler en réseau et communiquer deviennent des priorités. De plus, le médecin se doit de rester un étudiant permanent.
- Quels sont les défis actuels de l’enseignement de la médecine ?
- Au vu de ces changements, il faut fournir à l’étudiant des outils qui lui permettent de remettre en cause ses connaissances et aussi d’établir des relations privilégiées sur le long terme avec ses patients et d’autres acteurs de la communauté.
-  Pensez-vous qu’il soit indispensable d’intégrer les nouvelles découvertes cliniques dans l’enseignement de la médecine ?
- Il est important que les futurs médecins connaissent les nouveaux développements de la médecine ainsi que leurs limites.
-  Quels sont les grands concepts de base du programme des compétences cliniques ?
- L’intégration des compétences cliniques dans le curriculum de manière longitudinale de la 2ième à la 4ième année ; la définition d’objectifs d’enseignement précis ; une méthodologie d’enseignement mieux définie ; l’évaluation sanctionnelle de cet enseignement ; de nouvelles techniques éducatives, telles que jeux de rôle, patients simulés ou encore séminaires d’entraînements à la sémiologie avec des étudiants moniteurs.
-  A posteriori, quels ont été les grands défis pour la mise en place d’un tel programme ?
- Trois défis : changer la mentalité des enseignants, obtenir un consensus sur un catalogue des objectifs et créer un" Espace des Compétences Cliniques ".
- Toutes les Facultés de médecine devraient-elles enseigner de la même façon ?
- Nous sommes convaincus par l’approche pédagogique de notre Faculté, mais ce type d’approche n’est possible que s’il y a un consensus entre enseignants : ceci s’est construit à Genève, ce qui n’est peut-être pas le cas dans d’autres Universités. Concernant les compétences cliniques, notre approche est certainement applicable ailleurs. Elle est à notre avis excellente. De plus elle est bien acceptée par les étudiants.
-  Si vous étiez étudiants aujourd’hui, choisiriez-vous Genève pour vos études de médecine ?
- Oui, nous choisirions Genève pour son enseignement structuré et systématique, permettant un meilleur contact entre étudiants et enseignants de tous horizons. Par contre ce type de pédagogie définit un cadre assez contraignant tant pour les étudiants que pour les enseignants.
-  Quelles sont, selon vous, les différences les plus marquantes dans l’enseignement suite à la réforme ?
- Un succès majeur de la réforme a été le dialogue qui s’est instauré entre les fondamentalistes et les cliniciens. Une augmentation marquée du nombre d’enseignants, ce qui soulève la question de la reconnaissance de leur travail.
- Quelles sont les perspectives de développement pour l’enseignement des compétences cliniques ?
- Il y en a deux à notre avis : développer l’enseignement avec des Patients Instructeurs et intégrer les nouvelles technologies de l’information. Dans ce contexte, nous participons à un projet commun aux facultés de médecine suisses visant à développer des ressources multimédia pour un enseignement des compétences cliniques .
- Si vous aviez un vœu par rapport à l’enseignement, quel serait-il ?
- Que les étudiants et les enseignants soient heureux dans leur rôle !

P.-S.

Ping-Pong
Dr H. Bounameaux
Une personnalité médicale Mon père
Un Prix Nobel Jacques Monod
Un loisir Les chevaux
Une qualité chez vous Ne pas savoir dire non
Un défaut chez vous Ne pas savoir dire non
Une qualité chez les autres La générosité
Un défaut chez les autres La mauvaise foi
Un livre Les romans policiers
Une période historique La Renaissance
Une découverte médicale marquante La pénicilline

Ping-pong
Dr Ph. Huber
Une personnalité médicale Georges Engel
Un Prix Nobel Gabriel Garcia Marquès
Un loisir La simulation de vol
Une qualité chez vous Dire souvent oui
Un défaut chez vous Dire trop souvent oui
Une qualité chez les autres La fidélité
Un défaut chez les autres Le mensonge
Un livre Une veuve de papier (J. Irving)
Une période historique Maintenant
Une découverte médicale marquante La vaccination


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