Juin 2011, par
La Faculté de médecine de Genève a créé l’Unité de recherche et d’enseignement de la médecine de premier recours pour coordonner et assurer l’enseignement de la médecine de premier recours. Elle a développé un certain nombre de projets pour promouvoir cet enseignement. Afin de rendre la carrière de MPR plus attractive pour les étudiants, elle souhaite développer des contacts plus réguliers avec des médecins praticiens. Des rencontres informelles pourraient être organisées mensuellement sur le mode d’une table ouverte.
Afin d’aider les étudiants à identifier les spécificités de l’enseignement prodigué par les médecins de cabinet, l’unité va se centrer sur des activités où leur spécificité est réellement apparente, et apporter quelques suggestions de modifications aux activités actuelles (par exemple en déplaçant dès 2012 la participation à l’enseignement des compétences cliniques avec le patient standardisé au cabinet).
L’Unité se doit de participer à l’académisation de la MPR en menant des projets de recherche dans ce domaine spécifique ainsi qu’en assurant des publications régulières. Une première thèse de doctorat est en cours, supervisée par l’unité. Après avoir assuré la direction scientifique de la traduction de l’ouvrage de référence en Suisse romande pour l’enseignement de la communication (Outils et stratégies pour communiquer avec le patient, Ed M&H, Genève, 2010, J. Silverman, S. Kurtz et J. Draper), il est important de poursuivre le développement de cet enseignement aux niveaux national et international.
Finalement, l’Unité participe activement au développement des nouveaux examens fédéraux.
Toutes ces activités ont pour but de sensibiliser les étudiants à ce métier passionnant permettant l’application de connaissances scientifiques étendues au contact toujours renouvelé d’un patient unique, apportant avec lui son histoire, ses valeurs, sa culture et ses émotions.
Il est nécessaire par ailleurs que le métier de MPR puisse être revalorisé dans la société, reconnu et soutenu au niveau politique, si nous voulons que de jeunes médecins s’engagent avec enthousiasme dans cette voie.