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4. Formations à l’étranger après le diplôme

Octobre 2010, par CJ


Partir à l’étranger afin de parfaire sa formation, en clinique comme en recherche, est une réalité (voire une obligation) pour de nombreux jeunes médecins. Pour que cette expérience soit un succès, elle demande cependant une planification méticuleuse. Petit panorama des possibilités, prérequis et autres pièges à éviter en compagnie du Pr Jean-François Balavoine, conseiller aux études de la Faculté de médecine.

« Il est en effet très important que le séjour à l’étranger soit préparé avec soin, car il a un coût, tant en termes financiers qu’en termes de planification familiale. » Il recommande donc de partir vers 30-35 ans, en fin de formation : si la mobilité étudiante est relativement bien mise en place, il reste difficile de trouver un poste à l’étranger en début d’internat. Après quelques années d’expérience, les services à l’étranger sont plus enclins à accueillir des médecins pour un long séjour. Le coût est un frein à cette expérience, car il faut demander une bourse ou plonger dans ses économies, et les négociations avec son conjoint/sa conjointe ne sont pas toujours faciles. D’où une planification qui s’impose bien à l’avance. Néanmoins, cette expérience permet d’acquérir de nouvel-les connaissances ou de nouvelles techniques qui s’avèrent très favorables à la poursuite de la carrière. C’est même souvent un prérequis pour une carrière académique. De même, un séjour à l’étranger est généralement très enrichissant d’un point de vue personnel.

Les conditions pour pouvoir partir varient fortement selon les pays. Si, pour l’Europe et certaines régions du Canada l’obtention du diplôme fédéral de médecin est suffisante pour travailler en milieu hospitalier, il n’en va pas de même pour les Etats-Unis. Il est absolument nécessaire d’obtenir les STEPs (examen américain en plusieurs étapes), quel que soit le niveau de formation, avant de pouvoir s’occuper d’un patient : « un examen difficile, coûteux et à la durée de vie limitée ». Cela ne suffit pourtant pas à décourager le rêve américain des étudiants, puisqu’ils sont une quinzaine chaque année à tenter de passer cet examen contre quelques-uns auparavant. En Australie, la possibilité de travailler dépend principalement des places disponibles dans chaque hôpital et du permis de travail qui en découle.

« Il faut donc insister sur le fait que c’est une entreprise qui se prépare, et l’on peut regretter que trop peu d’étudiants prennent le temps de réfléchir à leur avenir et de planifier leur carrière suffisamment à l’avance », conclut le Pr J.-F. Balavoine. « Dans ce sens, il serait souhaitable d’amener les étudiants à une plus grande autonomisation, afin que la transition entre le prégrade et le postgrade soit plus efficace. » C’est au prix de cet effort que les jeunes médecins seront moins perdus quant à leur parcours professionnel et qu’un séjour à l’étranger viendra s’y intégrer en douceur.


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