Octobre 2010, par ,
Claire-Bénédicte Rivara-Mangeat
Première volée du PREM effectué à New York, doctorat en médecine à Genève suivi d’un an postdoc à New York. Actuellement cheffe de clinique, FMH en médecine interne.
Un point positif : une certaine flexibilité quant à l’année à choix, ainsi que le fait que le congé maternité compte pour la formation dans une certaine mesure.
Un point négatif : l’exigence d’un certain nombre de mois ambulatoires, difficile à remplir et par là même souvent galvaudée en faisant compter les urgences comme de l’ambulatoire. Une amélioration : il reste très difficile de faire une carrière académique sans sacrifier beaucoup de la vie de famille ; on pourrait souhaiter notamment une amélioration des possibilités de travail à temps partiel, par exemple à 80%.
Et si c’était à refaire ? Je referais la même chose. Je pense que les exigences de la FMH sont bonnes, mais le choix devrait plutôt se faire entre formation pour l’ambulatoire ou pour l’hospitalier qu’entre médecine générale et interne.
Jean Taguebue
Etudes de médecine au Cameroun et médecin généraliste pendant cinq ans. Ensuite spécialisation en pédiatrie suivie d’une spécialisation en maladies infectieuses dont six mois à Genève. En 2009, MAS en maladies infectieuses à Genève. Retour ensuite à Yaoundé.
Un point positif : obtention d’un diplôme reconnu internationalement ; cours de formation continue de qualité.
Un point négatif : la confusion qui règne pour le moment entre le MAS et la FMH.
Une amélioration : encourager les médecins étrangers à faire un MAS en leur proposant un poste dans le service. Une précaution : s’assurer que le MAS ne soit pas perçu comme inférieur au FMH.
Et si c’était à refaire ? Oui. Mais j’espère que ceux qui viendront dans le futur le feront encore mieux.
Damjan Nikolic
MD-PhD en voie d’achèvement. Actuellement en début de formation clinique en dermatologie.
Un point positif : possibilité de participer au processus de découverte scientifique de l’intérieur.
Un point négatif : éloignement de la pratique clinique quotidienne de médecin pendant un laps de temps relativement long.
Une amélioration : avoir plus d’information sur les opportunités d’effectuer une formation postgrade en recherche fondamentale/clinique. Toutefois, avec le système de Bologne et l’apparition des masters, il y a désormais plus de possibilités pour une orientation précoce vers la recherche.
Une précaution : bien prévoir le retour en clinique et si possible avant le début de la formation MD-PhD.
Et si c’était à refaire ? Bien sûr.
Pierre Tissières
Double FMH en pédiatrie et en soins intensifs avec formation clinique effectuée à Genève et Paris. Ensuite DEA en biologie médicale à la Faculté des sciences de Genève poursuivi par une thèse en sciences, suivie d’un poste de chef de clinique scientifique.
Un point positif : le mode de réflexion clinique couplé à un aspect scientifique rigoureux est parfait pour quelqu’un qui souhaite rester dans un milieu académique.
Un point négatif : difficile au début de revenir à un salaire de thésard ! Une précaution : bien intégrer sa thèse dans la logique de formation. C’est inutile pour quelqu’un qui prévoit de s’installer !
Et si c’était à refaire ? Sans hésitation. J’ai appris énormément de choses et cela a complètement orienté mes perspectives professionnelles en m’ouvrant toutes les portes grâce à ce statut très compétitif.
Paul Klauser
Doctorat en neurosciences, suivi d’une formation clinique en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.
Un point positif : la double formation en recherche et en clinique permet de diversifier les centres d’intérêt et d’approcher la pratique clinique avec un regard scientifique.
Un point négatif : cela demande un grand investissement personnel sur le long terme afin de conserver les deux aspects de la formation : clinique et scientifique.
Une précaution : la formation en recherche (MD-PhD ou autre) est essentielle si l’on envisage de rester en institution. Il faut choisir avec soin le labo d’accueil où l’on désire effectuer son doctorat car c’est l’environnement dans lequel l’étudiant se trouve qui déterminera en grande partie la qualité du travail effectué et donc la valeur de la formation scientifique.
Et si c’était à refaire ? Demain, je recommence !