Accueil du site > Numéros > 14. Avril 2007 > Editorial

Editorial

Avril 2007, par CRB


Après 130 ans de règne, la loi sur les professions médicales (LPMed) cède la place à une version moderne, à laquelle nous consacrons le 14e numéro de notre revue. Le Pr Thomas Fleiner y explique l’originalité d’une nouvelle loi sur les professions médicales donnant une grande autonomie aux facultés de médecine suisses. Qui dit autonomie dit responsabilités et devoirs que nous rappelle M. Beat Sottas, de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). L’entrée en vigueur de la loi au 1er septembre 2009 aura, pour la Faculté de médecine de Genève, des implications spécifiques que les Prs Bengt Kayser et Nu Viet Vu anticipent. Comme de coutume, nous sollicitons l’avis de nos étudiants, en particulier de Hervé Spechbach, qui a présidé une association facilitant les échanges internationaux et la mobilité des étudiants, et représenté la communauté estudiantine suisse au Comité directeur des examens fédéraux. Son regard sur la nouvelle loi est critique : il perçoit l’autonomie des facultés et, par conséquent, la variété des programmes comme un frein à la mobilité des étudiants. Ses réflexions m’amènent à commenter les processus de réforme des études de médecine en Suisse, qui ont déclenché puis accompagné le processus d’élaboration de la loi.

A priori, l’idéal aurait consisté en des réformes identiques garantissant une synchronisation parfaite entre facultés de médecine. Mais malgré leur bonne coopération, il a fallu admettre qu’il serait irréaliste d’imposer aux facultés une réforme commune. Avec le Pr Thomas Fleiner, les promoteurs de la loi ont donc fait en sorte que chaque faculté puisse se réformer à la mesure de ses ressources et selon sa « personnalité ». La cohérence générale a été garantie par un catalogue suisse des objectifs d’apprentissage (en vigueur depuis 2004) et une accréditation des filières médicales. Au final, on peut voir, dans la coexistence de modèles pédagogiques différents, des sources d’inspiration et d’innovation permanentes. Le prix à payer est une synchronisation imparfaite, qui exige des étudiants en mobilité une certaine capacité d’adaptation. Cet effort - loin d’être insurmontable - n’est-il pas préférable au carcan qu’imposerait une coordination stricte de chaque modification du curriculum médical entre toutes les facultés de médecine de la Confédération ? Sans parler de l’harmonisation européenne, voire mondiale...


Suivre la vie du site RSS 2.0 | A propos | Plan du site | Espace privé | SPIP