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04.05.2012
Le groupe de recherche pluridisciplinaire GESNOMA dans PLoS Neglected and Tropical Diseases.

Une technique de pointe au service des plus démunis.

Le noma est une maladie oubliée, qui cause des destructions du visage chez les jeunes enfants dans les pays en voie de développement, et plus spécialement en Afrique.
Les enfants qui en sont atteints décèdent rapidement ou, s’ils survivent, porteront à jamais les terribles séquelles de cette maladie. La plupart d’entre eux est exclue de la communauté, on les empêche d’aller à l’école ou de prendre part à la vie sociale de leur village par crainte d’une contagion - inexistante - ou du mauvais oeil auquel est attribuée cette maladie dans les communautés locales.
Malgré le fait que le noma existe depuis des siècles, sa cause reste inexpliquée. La présence de certains virus avait été évoquée comme facteur pouvant préparer le terrain à des bactéries
particulièrement agressives.

Une équipe de chercheurs de la Faculté de médecine et des HUG (GESNOMA – Geneva Study Group on Noma) soutenue par la Fondation Gertrude Hirzel, se penche depuis 10 ans sur les causes de cette maladie. Grâce à un travail de longue haleine et à des techniques microbiologiques de pointe, cette équipe a réussi à mettre en évidence le point de départ de la maladie ouvrant ainsi de nouvelles possibilités à une stratégie de prévention. Les premiers résultats de cette étude sont parus le 6 mars 2012 dans la prestigieuse revue « PLoS Neglected and Tropical Diseases ». Ces travaux nient l’implication de tout virus dans les premières phases de la maladie et ne retrouvent pas la bactérie évoquée par de précédentes études. De plus, ils démontrent que la flore bactérienne buccale de ces enfants ne diffère pas de manière significative de celle d’enfants sains de la même région et qu’il semble donc invraisemblable qu’un seul agent bactérien soit à l’origine de cette maladie. Cette étude a d’autre part mis en évidence le point de départ du noma : c’est une gingivite particulièrement agressive qui précède la survenue du noma. Ce point est d’une importance fondamentale pour mettre en place des actions de sensibilisation de la population et de prévention.
Posté par: Nicole Dana-Classen

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