Actualités Faculté et Cité

12, 13 septembre: 4e Journées de Microbiologie

Journées Portes Ouvertes au CMU
Visites de laboratoires pour le grand public
les lundi 12 et mardi 13 septembre de 17h30 à 18h15,
avant les conférences (sur inscription à bioutils@unige.ch)

Conférences grand public
Lundi 12 septembre à 18h30, CMU, A250
"Archaea, les microbes de l'extrême"
par le prof. Patrick Forterre, Institut Pasteur, Paris

Mardi 13 septembre à 18h30, CMU, A250
"Les bactériophages, des virus dévoreurs de bactéries"
par le prof. Dominique Belin, Faculté de médecine, Université de Genève

Visites scolaires du lundi 12 au vendredi 16 septembre de 8h30 à 16h30
(sur inscription à bioutils@unige.ch)

LES MICROBES: MENACE OU ESPOIR ?
Le mot « microbe » évoque souvent des organismes invisibles dont nous devons nous protéger et nous débarrasser à coup d’antibiotiques et de désinfectants. Mais que savons-nous vraiment de ces micro-organismes ? Pourquoi les chercheurs s’y intéressent-ils ? Sont-ils tous néfastes ? Certains auraient-ils un potentiel bénéfique?

Organisée par la Faculté de médecine et la Faculté des sciences de l’Université de Genève, la 4e édition des Journées de microbiologie sera consacrée à la diversité microbienne. Les 12 et 13 septembre prochains, petits et grands pourront ainsi venir découvrir ce monde fascinant de l’infiniment petit au Centre médical universitaire (CMU).

Deux conférences publiques mettront à l’honneur les micro-organismes de l’extrême et le monde fascinant des virus mangeurs de bactéries, lundi 12 septembre avec le professeur Patrick Forterre, de l’Institut Pasteur à Paris, et mardi 13 septembre avec le professeur Dominique Belin de la Faculté de médecine de l’Université de Genève (voir plus bas).

Des visites de laboratoires seront également organisées pour le grand public avant chacune des conférences (inscription à bioutils@unige.ch). Par ailleurs, des visites pour les écoles sont proposées en parallèle du lundi au vendredi, avec un programme adapté à chaque degré : les inscriptions sont désormais fermées vu le grand nombre de classes qui se sont déjà annoncées.

Les organisateurs:
Pr Jacques Schrenzel (Hôpitaux universitaires de Genève)
Pr Patrick Linder (Faculté de médecine, Université de Genève)
Dr Karl Perron (Faculté des sciences, Université de Genève)

Contact presse/informations :
Patrick.Linder@unige.ch
Liens :
http://www.bioutils.ch
http://www.unige.ch/sciences/biologie

PROGRAMME
Avant les conférences des 12 et 13 septembre - 17h30 à 18h15
Visites tout public de laboratoires de bactériologie au CMU
sur inscription à bioutils@unige.ch

Conférences Grand Public - 18h30
Auditoire A250 - CMU

Lundi 12 septembre 2011 : « Archaea, les microbes de l’extrême »
Par le professeur Patrick Forterre de l’Institut Pasteur, Paris

La diversité des micro-organismes ne se reflète pas seulement dans la variété des formes, mais également dans leur habitat et leur mode de croissance. Ainsi les Archaea sont-elles capables, comme les bactéries, de se multiplier dans des conditions de température, d’acidité ou de salinité extrêmes, impossibles à imaginer pour nous. Décrits pour la première fois en 1977 par Carl Woese, ces organismes unicellulaires représentent le troisième domaine de vie à côté des eucaryotes et des bactéries. L’étude de ces micro-organismes et l’interaction avec leur environnement est fascinante. De plus, conditionnées par leur environnement hostile, les Archaea disposent d’enzymes extrêmement résistantes, utiles à de nombreuses applications industrielles. Elles pourraient ainsi permettre le développement de technologies douces pour le futur.

Mardi 13 septembre 2011: « Les bactériophages, des virus dévoreurs de bactéries »
Par le professeur Dominique Belin de la Faculté de Médecine, Université de Genève

La diversité microbienne est générée principalement par la dualité « mutations et réparations». A ces deux éléments essentiels de l’évolution viennent s’ajouter les bactériophages, qui contribuent de manière importante à cette merveilleuse diversité. Les bactériophages sont des virus capables d’infecter et de « manger » des bactéries. Ils peuvent également transporter de l’information génétique d’une bactérie à une autre et contribuent ainsi à l’évolution de ces micro-organismes omniprésents. En diminuant le nombre de bactéries présentes, ils contrôlent les épidémies comme le choléra et peuvent aussi être utilisés pour le traitement de maladies infectieuses résistantes aux traitements antibiotiques.
L’étude des bactériophages a permis le développement de la biologie moléculaire et ainsi l’essor de la biologie moderne. Aujourd’hui encore, l’étude de ces virus permet de nombreuses applications médicales et industrielles prometteuses et contribue à l’avancement de notre connaissance de la vie.


Posté par: Mandofia le Aug 22, 11 | 3:54 pm |

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